Domaine de Nuits-Saint-Georges

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 Cours de latin

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cardinal
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MessageSujet: Cours de latin   Ven 8 Déc - 12:24

la formidable majolana a écrit:
Bien le bonjour messire Cardinal,

Il m'est plaisir de vous voir céans.

Nous allons parler ce jour de:

Sénèque le Jeune

Sénèque le Jeune, est un philosophe stoïcien, dramaturge et homme politique romain du Ier siècle de l’ère chrétienne.

Il naquit à Cordoue vers 1 avant J.-C. Sa famille aurait été originaire d'Italie du Nord.

Il était le deuxième fils d'Helvia et de Marcus Lucius Annaeus Seneca (Sénèque l'Ancien), un rhéteur aisé de rang équestre

Il était encore très jeune lorsque sa famille vint à Rome où son père lui donna une éducation soignée. Il fut d'abord attiré par le pythagorisme. Vers 20 ans, il tomba gravement malade et on l'envoya en Égypte s'y refaire une santé.

De retour à Rome en 31, il commence son cursus honorum.

Conseiller à la cour impériale sous Caligula qui, semble-t-il, le jalousait, il fut, plus tard, victime des intrigues de Messaline, la troisième épouse de Claude, et, sous prétexte d'adultère avec Julia Livilla, sœur d'Agrippine, relégué en 41 en Corse, d'où il fut rappelé en 48 ou 49 à la demande d'Agrippine la Jeune, la nouvelle épouse de Claude.

En 50, il est préteur.

Il fut le précepteur de Néron, (c'est d'ailleurs Sénèque qui composa l'éloge funèbre prononcé par le nouvel empereur à la mort de Claude et bon nombre de ses premiers discours.

Avec le préfet du prétoire Sextus Afranius Burrus, Sénèque fut l'un des principaux conseillers de Néron durant les premières années de son règne .

En mai-juin 55, il est consul suffect.

En 58, Sénèque est diffamé par P. Suillius qui lui reproche son immense fortune (300 millions de sesterces) acquise par ses amitiés, et l'accuse de débaucher des femmes de la maison princière. Mais le philosophe s'en tire sans dommage1.

Sénèque parvient à rompre le lien quasi incestueux de Néron et de sa mère, isole Agrippine et participe activement, bien qu'indirectement à son assassinat en 59... « Aussi n'était-ce plus Néron, dont la monstruosité était au-delà de toute plainte, mais Sénèque que la rumeur publique condamnait, pour avoir en faisant écrire cela, avoué le crime. »2.
Mais en 62, l'étoile du conseiller-philosophe finit par pâlir :
« La mort de Burrus brisa la puissance de Sénèque parce que la politique du bien n'avait plus le même pouvoir, maintenant que l'un de ceux que l'on pourrait appeler ses chefs était mort et que Néron penchait vers les hommes du pire. Ces mêmes hommes lancent contre Sénèque des accusations variées, lui reprochant de chercher encore à accroître ses richesses, déjà immenses, et qui dépassaient déjà la mesure convenant à un particulier, de vouloir s'attirer la faveur des citoyens et, par la beauté de ses jardins et la magnificence de ses villas, surpasser même le prince. On lui faisait grief aussi de sa gloire d'homme de lettres et de composer plus fréquemment des poèmes depuis que Néron s'était mis à les aimer. Ennemi, ouvertement, des divertissements du prince, il dépréciait son habileté à conduire les chevaux, se moquait de sa voix chaque fois qu'il chantait. Jusqu'à quand n'y aurait-il rien de beau dans l'État qui ne passe pour être l'œuvre de cet homme? Assurément, l'enfance de Néron est achevée, il est dans la force de sa jeunesse; qu'il renvoie son instituteur, puisqu'il a pour l'instruire des personnages suffisamment illustres, ses propres ancêtres.

À la suite de sa mise en cause, Sénèque demande à Néron d'être relevé de sa charge d’Ami du prince et propose de lui restituer sa fortune. Néron refuse.
En 64, bien que Sénèque se soit retiré de la vie publique, Néron qui a fini par le haïr, tente vainement de l'empoisonner.

En 65, il est compromis malgré lui dans la Conjuration de Pison et condamné à mourir. Il se donne la mort en s'ouvrant les veines.

Soyez remercié pour votre attention

Cordialement

Majolana de la Lyre d'Astrée

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cardinal
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MessageSujet: Re: Cours de latin   Ven 8 Déc - 12:25

la formidable majolana a écrit:
Bonsoir messire Cardinal,

je suis ravie de vous retrouver pour ce cours de latin.

Nous allons parler, ce soir :


Les vestales

Une vestale était une prêtresse dédiée à Vesta, déesse du foyer à Rome. Elle fut assimilée à la déesse grecque Hestia.

Le culte de Vesta était intimement lié aux origines de la ville. La légende indique que les frères jumeaux Romulus et Remus sont les fils de Rhéa Silvia, une Vestale d'Albe la Longue et du dieu Mars. Fruits d'un amour interdit, ils ont été exposés et leur mère condamnée.

Selon Tite-Live I, 20, c'est le Sabin Numa Pompilius, deuxième roi de la Ville, qui transférera le culte de Vesta à Rome.

Les Vestales étaient les continuatrices d'une très ancienne tradition, le maintien du feu commun perpétuellement allumé.

Le Grand Pontife choisissait quatre fillettes à l'origine (puis six, et ensuite sept fillettes) âgées de 6 et 10 ans, et de naissance libre (d'origine patricienne exclusivement). Elles devaient être sans défaut physique ni moral (y compris parfois dans leur ascendance familiale) et devaient, sous peine de mort, rester vierges durant leur sacerdoce. Elles étaient garantes de la conservation d'un élément aussi primordial que le feu. L'extinction spontanée de ce feu était considérée comme un funeste présage.

Le service des Vestales durait trente ans. Leur collège s'organisait en trois groupes d'âges différents, les plus jeunes étant instruites par les plus anciennes pendant dix ans, celles de la classe d'âge intermédiaire entretenant le feu civique en permanence. Leur costume consistait en une tunique par-dessus laquelle elles mettaient une veste de lin. Leur chevelure était coupée lors de leur consécration. A l'issue de son temps de sacerdoce, la vestale pouvait, si elle le souhaitait, revenir à la vie civile et se marier.

Les Vestales jouissaient de nombreux privilèges attachés à leur charge.

Entretenues aux frais de l'État, elles étaient affranchies de l'autorité paternelle (alors qu'une femme romaine était mineure toute sa vie). Elles avaient le droit de tester ; elles témoignaient sans prêter serment à un procès. À la fin de la République romaine, elles étaient précédées d'un licteur pendant de leurs déplacements ; les consuls et les préteurs leur cédaient le pas et faisaient abaisser leurs faisceaux devant elles.

Lorsqu'une Vestale rencontrait un condamné qu'on menait au supplice, elle avait le droit de demander qu'il fût gracié, à la condition toutefois de prouver que la rencontre était fortuite. L'inviolabilité du temple de Vesta et de la personne de ses prêtresses faisait qu'on déposait entre les mains de celles-ci les testaments qu'on voulait mettre en sûreté, et parfois même certains traités solennels. Enfin, leurs cendres étaient inhumées à l'intérieur même du pomœrium, en dérogation à la loi sur les inhumations.

Soyez remercié pour votre attention

Cordialement

Majolana de la Lyre d'Astrée

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MessageSujet: Re: Cours de latin   Jeu 25 Jan - 22:13

la formidable majolana a écrit:
Bonsoir messire Cardinal,

Je vous souhaite la bienvenue à ce cours de latin.

Ce soir, je vais vous parler du:

Le Principat

Le Principat est la forme de gouvernement en vigueur dans l'Empire Romain de -27 à 285 environ.

Il fut mis en place par Auguste, sous couvert de restaurer la République et de maintenir les institutions existantes. Sous le principat il y a donc toujours un Sénat, des Consuls, des Préteurs. Si les apparences de la République étaient maintenues, la réalité du pouvoir était passée entre les mains de l'empereur.

La seule existence légale de ce dernier est son titre : « prince du Sénat ». Dans les faits il était le premier sénateur, auparavant nommé par les Censeurs, à parler au Sénat. C'est pourquoi on peut appeler l'empereur "Prince", mais c'est aussi pourquoi cette période est appelée Principat.
Au-delà de ce titre très républicain, Auguste se fit décerner d'autres pouvoirs. Il se fit ainsi donner la possibilité de commander à tous dans et hors des limites de l'Urbs, de commander aux armées, et enfin aux provinces. C'est en vertu de cela que le Prince nomme ses représentants dans les provinces que le Sénat lui a accordées lesquels représentants sont appelés «légat d'Auguste". Fut aussi attribué à l'empereur la "puissance tribunicienne". Dans les faits cela ne lui donnait aucun pouvoir particulier, hormis l'interdiction du fait du caractère sacré du tribunat de la plèbe de porter les mains sur l'empereur, et un rapprochement évident de l'empereur avec le peuple — cette puissance faisant de son détenteur le représentant du peuple. Renouvelée chaque année, elle sert d'ordinaire à dater les règnes des empereurs, jusqu'à très tardivement. L'empereur détient enfin la fonction de "Grand pontife" il est ainsi le chef de la religion civique romaine.

Certains empereurs se feront attribuer périodiquement la « puissance censoriale" afin de modifier la composition du Sénat. Domitien sera nommé "Censeur perpétuel", et on prendra l'habitude de considérer que l'empereur détient à vie cette puissance.
L'autre titre, avec celui de « Prince » est celui d' »Auguste ». Son sens est nettement religieuse, et correspond plus à un surnom qu'à un titre.

Soyez remercié pour votre attention

Cordialement

Majolana de la Lyre d'Astrée

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