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 Cours de connaissances militaires de base

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cardinal
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MessageSujet: Cours de connaissances militaires de base   Mar 19 Déc - 16:46

Ont suivi ce cours :
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*A la fin du cours sur les connaissances militaires de base, le beau Cardinal s'adressa à l'assistance en distribuant des feuillets.*

"Dans ce cours, nous avons étudié le premier traité de stratégie militaire intitulé 'L'Art de la Guerre', écrit par le maître chinois Sun Zi cinq siècles avant la naissance du prophète Christos. Pour celui qui somnelait au fond de la classe et celles et ceux qui bavardaient ... *petite pause* ... ne faites pas les innoncents, je vous ai vus, pour celles et ceux donc qui étaient dissipés, j'ai résumé l'ouvrage sur les feuillets que je suis en train de vous distribuer. Merci d'être venus aussi nombreux assister à ce passionnant cours. Au plaisir !"

Sur les feuillets, on peut lire :

L'ouvrage est basé sur le principe suivant, qui aurait semblé, à la même époque en Occident, révolutionnaire. Gagner ou perdre une guerre ne se fait pas par hasard, ni par l'intervention des dieux ou des esprits. C'est une question de méthode et de stratégie. De bons principes stratégiques conduisent à la victoire, il est donc important de les étudier.

Il y a deux concepts de base dans ce livre:

* D'abord, « prendre en entier » (au début du chapitre 3), où l'adversaire doit être - si possible - gardé intact, en particulier les civils, car l'ennemi d'aujourd'hui est le sujet de demain. Tout est relié, de sorte que la guerre portée à autrui a un effet maintenant sur le pays (appauvrissement, morts), et aussi demain sur le monde (destructions, rancunes, déstabilisation). Historiquement, cette idée se justifie par le fait qu'une guerre, du temps de Sun Zi, était forcément entre chinois (les autres pays du monde étaient très mal connus). Le vainqueur récupérait les sujets du vaincu, car la notion d'ennemi héréditaire n'existait pas.
* Puis le shih : ce mot chinois, donné comme titre au chapitre 5, renvoie au concept de l'engagement de forces anodines pour faciliter la victoire . Ce déploiement repose sur la préparation, le travail, la bonne connaissance du terrain et des forces en présence (par l'espionnage), et l'adaptation aux circonstances. Il s'agit de s'insérer dans le dao, d'aller avec le flux.

Ce livre guide aussi le lecteur sur les cinq éléments à prendre en compte dans l'élaboration d'une stratégie:

1. La cause morale : le « dao » adresse la moralité et la vertu d'une bataille;

2. Les conditions temporelles : le paradis est signifié par le « yin » et le « yang » de la pensée daoiste. Ces conditions se manifestent par l'été, l'hiver et l'alternance des quatre saisons;

3. Les conditions géographiques : la terre comprend le proche et le loin, le danger et l'aise, les terrains ouverts et les passages étroits

4. Le dirigeant: le commandant doit être sage, honnête, bienveillant, courageux et strict;

5. L'organisation et la discipline: la délégation de l'autorité et les zones de responsabilité au sein d'une organisation doivent être parfaitement compris.

Sous l'influence du Daoisme et du Yi Jing (le Livre des Changements) l'Art de la guerre énonce que l'harmonie entre ces cinq éléments est une condition préalable au succès d'une campagne.

Considérant la guerre comme une réalité inévitable, il montre comment la réflexion peut mener à la victoire, comment l'analyse des faiblesses de l'ennemi peut fonder une tactique, si l'on sait les exploiter, et même les aggraver ; il met l'accent sur la psychologie du combat et sur l'importance de la ruse et de la fuite.

(sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Art_de_la_guerre)

N.B. Vous pouvez consulter l'intégralité de l'oeuvre à cette adresse : http://artdelaguerreselonsuntzu.ifrance.com

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cardinal
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MessageSujet: Re: Cours de connaissances militaires de base   Mar 9 Jan - 9:20

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*Après avoir parlé de "l'Art de la Guerre" de Sun Zi au cours précédent, nous allons nous intéresser à l'armée grecque de l'époque classique. D'abord à son armement et à son organisation, puis nous verrons des exemples de batailles célèbres en discutant des guerres médiques. Une analyse plus approfondie de certaines batailles vous sera normalement exposée ultérieurement dans les cours de stratégie ou de tactique.*

L'ARMEMENT DES GRECS :

Vers 650 AJC, une transformation majeure s'opéra au sein des armées de la Grèce avec l'apparition de l'hoplite.
Ses armes défensives restèrent le casque, la cuirasse, le bouclier et les cnémides (jambières), mais sous un aspect plus évolué.

Le casque, toujours en bronze et orné d'un cimier, se déclina en de nombreuses variantes. La forme la plus ancienne fut le casque corinthien, doté d'un masque s'abaissant jusqu'au menton. On distinguait également, en ce qui concerne les modèles principaux, le casque dorien, muni d'une large visière, ainsi que le casque attique, doté de garde-joues.

La cuirasse, désormais réalisée en bronze, était constituée de lames cousues sur du cuir. Il est toutefois admis, qu'à l'époque, subsistaient des modèles en cuir, en écailles ou en tissus renforcé.

Le bouclier, désormais de forme circulaire, d'environ un mètre de diamètre, était généralement fabriqué en métal ou, à la rigueur, de plusieurs peaux de boeuf cousues ensemble et renforcées de plaques métalliques. Le bouclier était peint de motifs censés conjurer le mauvais sort.

Les cnémides, en bronze ou en étain, complétaient l'équipement défensif en étant portées sur des souliers cloutés : les crépides.

Au niveau des armes offensives, on distinguait dorénavant :
- la lance, longue d'environ deux mètres et constituée de bois de frêne. Les Macédoniens la remplacèrent par la sarisse, longue de 7 à 9 mètres,
- l'épée courte portée au côté gauche,
- le parazonium, sorte de poignard porté au côté droit.


LES PHALANGES :

Apparue à l'époque classique, la phalange réunit les différents corps en ordre de bataille.

La phalange a fait la gloire des armées grecques durant la période classique puis est devenue l'un des instruments de la conquête d'Alexandre le Grand.

Dans la phalange, l'infanterie lourde, composée de 4.096 hoplites, formait le centre. Les flancs étaient tenus par l'infanterie légère, à raison de 1.024 fantassins par flanc.
Les ailes les plus éloignées étaient formées par la cavalerie, soit 7.112 cavaliers subdivisés en 8 compagnies de 64 hommes.

Les hoplites, au nombre de 258, formaient une ligne de front. Dans la phalange, 16 lignes de 258 hoplites formaient ainsi la profondeur.
L'infanterie légère était formée de 8 rangs de 128 hommes.
La cavalerie formait des carrés de 8 cavaliers sur 8.

Pour former un corps de bataille complet, quatre phalanges pouvaient se constituer en une tétraphalange. Dans ce cas, la première ligne était constituée de quatre groupes de hoplites. Le second rang était formé de l'infanterie légère et les flancs étaient toujours tenus par la cavalerie.
Ainsi constituée, cette tétraphalange comportait 28.672 hommes, dont 16.384 hoplites, 8.192 peltastes et 4.096 cavaliers.

En étant rangés sur 16 rangs, les hoplites disposaient, pour chaque rang, d'un chef de file ( lochage ), d'un chef de demi-file ( dimoérite ) et d'un serre-file (ouragos).
Vu la longueur de la sarisse, qui rappelons-le était la lance utilisée, soit environ 8 à 9 mètres, la phalange présentait ainsi à l'assaillant un rang de pointes dépassant de six mètres son premier rang, de cinq mètres le second rang, de 4 le troisième, de 3 le quatrième, de 2 le cinquième et d'un mètre le sixième. Autant dire que rien ne pouvait entamer la phalange pour autant qu'elle conserve sa belle ordonnance...
Les rangs arrières, réduits à l'inaction au début de la bataille, tenait leurs lances d'une manière légèrement inclinées de sorte que la plupart des flèches de l'adversaire venaient s'y perdre. De même, les rangs arrières ôtaient toute possibilité de retraite aux combattants de l'avant ou, la plupart du temps, les poussaient vers l'avant.

La tétraphalange comportait 64 enseignes, soit une par xénagie de 64 hommes, en plus d'un trompette, d'un "adjudant", d'un officier serre-file et d'un crieur chargé de répéter les ordres des généraux.

A l'époque classique, la flûte cadençait les évolutions. A partir de l'époque d'Alexandre, la trompette la remplaça.

Invaincue durant plusieurs siècles, la phalange s'effondra face à la légion romaine.
En dépit de ses admirables qualités, la phalange ne pouvait combattre que sur un champ de bataille plat, sans fossés ni rivières. Les Romains se gardèrent d'affronter les Grecs sur ce type de terrain et s'attaquèrent principalement aux sources de ravitaillement. Lorsque les phalanges tentèrent d'attaquer l'ennemi sur un terrain non convenable, elles perdirent leur cohésion et les Romains ne manquèrent pas de les prendre par les flancs ou de profiter des espaces créés.
Jamais les Grecs ne comprirent pourquoi leurs invincibles phalanges avaient été vaincues par l'ordonnance romaine.


LES GUERRES MEDIQUES :

Les guerres médiques opposèrent les Perses aux Grecs, les principales batailles furent :

- La bataille de Marathon, 13 septembre 490 av. JC, victoire athénienne contre l'armée perse de Darius Ier.

- La bataille des Thermopyles, 480 av. JC, quelques 7'000 Grecs menés par le Spartiate Léonidas retardèrent héroïquement l'avancée perse (env. 130'000 soldats), permettant ainsi à l'armée grecque de préparer sa défense.

- La bataille navale de Salamine, 480 av. JC, ayant réussi à amener la flotte perse dans l'étroit détroit de Salamine afin d'annihiler l'avantage numérique. Résultat : nette victoire grecque avec plus de 200 navires perses détruits ou capturés contre une quarantaine de trières grecques perdues.

- La bataille de Platée, août 479 av. JC, victoire grecque sur l'armée perse commandée par Mardonios.

- La bataille navale du cap Mycale, automne 479 av. JC, cette bataille au cours de laquelle le reste de la flotte perse fut détruit par un incendie lors d'une attaque grecque marque la fin de la seconde guerre médique. Le triomphe grec dans les guerres médiques fut total et inaugura une période glorieuse pour Athènes. La flotte athénienne devint, pour près d'un siècle, la grande puissance de la mer Égée et de la mer Noire.

(sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_m%C3%A9diques
http://perso.orange.fr/miltiade/guerresmediques.htm
http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/5.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Phalange_%28Antiquit%C3%A9%29)

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MessageSujet: Re: Cours de connaissances militaires de base   Mar 16 Jan - 11:55

Ont suivi ce cours :
    Jacknight



Le sujet de ce cours sera les légions romaines qui, comme nous l'avons vu la dernière fois, ont su mettre un terme grâce à leur excellente organisation à l'hégémonie de la Grèce. Nous pourrions discourir des heures durant sur ce sujet, malheureusement nous n'aurons aujourd'hui le temps de n'en aborder que certains points, peut-être que d'autres cours (stratégie ou tactique) vous permettront d'en apprendre plus sur le sujet.

C’est la conquête de l’Italie qui forgera l’instrument de l’impérialisme romain : l’armée. La légion romaine est peu à peu devenue l’armée la plus puissante du monde. Cette armée était très hiérarchisée. Son organisation exemplaire a été la clef du succès des grandes conquêtes romaines.

Composée au début d'une légion de quelques 3'300 hommes (3'000 fantassins et 300 cavaliers) cantonnée dans l'enceinte de Rome, l'armée romaine ne cessera au fil du temps de grossir et comptera plus de 450'000 hommes répartis dans 53 légions sous Dioclétien (vers 300 de notre ère).

Contrairement à la plupart des pays, qui utilisaient des professionnels de la guerre c’est-à-dire des mercenaires, l’armée romaine est longtemps restée une armée de soldats-citoyens. Mais, à partir de 300 avant notre ère, les peuples conquis fournissent des contingents. Les légionnaires romains sont alors devenus des professionnels. Ils servaient pendant de nombreuses années et recevaient une solde régulière. Les soldats en retraite recevaient un lopin de terre.

La légion romaine a constitué la toute première force armée véritablement professionnelle. Ce concept était vraiment une grande nouveauté.

Une légion romaine était divisée en cohortes subdivisée en manipules, elles-mêmes divisées en centuries. Le nombre de cohortes, manipules ou centuries ainsi que leur effectif respectif varia avec le temps dans les légions romaines.


* EQUIPEMENT DU LEGIONNAIRE *

A la fin du 1er siècle de notre ère, le fantassin de base porte un casque de type impérial gaulois et une cuirasse segmentée (loricas segmentata). Ces armements sont recouverts d’une pellicule d’argent pour éviter la corrosion. Le bouclier (scutum) hemicylindrique en bois lamellé est recouvert de cuir. A l’intérieur le nom du légionnaire, les numéros de cohorte et de légion étaient indiqués. Le bouclier se porte comme une valise, ce qui est plus facile pour les longues marches. Le javelot lourd (pilum) a un poids en plomb pour donner plus de force au trait. L’armement offensif compte aussi un glaive (gladium) et un poignard (pugio).

L’équipement du légionnaire de l’empire d’occident vers 360 n’a plus grand chose à voir avec celui de ses ancêtres. Il porte un casque simplifié dont la bombe est composée de deux callotes soudées. Les gardes-joues sont rattachées à la bombe par une couture en cuir. Le bouclier ovale en bois comme l’épée longue (spatha) s’inspirent de l’armement des auxiliaires du Haut-Empire. Chaque unité a un emblème particulier (épisème). La lance remplace le javelot. Le légionnaire pouvait emporter des dards plombés qui, vers 300, étaient rangés à l’intérieur du bouclier dans la légion des Herculéens. Les braies à la mode gauloise et germanique reflètent la barbarisation de l’armée.


* DEPLACEMENTS *

La discipline et l’entraînement des légions se manifestent également dans ses déplacements, et notamment dans ses cadences de marche. La cadence normale est de 5 kilomètres en une heure, puis 10 minutes de pause. Cette cadence est maintenue pendant 5 à 7 heures de marche par jour. Il existe aussi une cadence accélérée à 7,2 kilomètres en 50 minutes, maintenue parfois pendant plus d'heures (8 ou 9 exceptionnellement), en cas d’urgence (pour aller porter secours à une autre légion).

Cette rapidité de déplacement donne de grands avantages opératiques à la légion romaine : elle permet de réunir deux fois plus de troupes que l'ennemi en un endroit déterminé, avant qu'il puisse réagir.

Les bagages réduisent d'un tiers cette vitesse (étape normale de 25 kilomètres). Chaque soir, un camp fortifié est construit.


* CAMP FORTIFIE *

Contrairement à toutes les armées antiques, lorsque les légions de la Rome antique en campagne quittent la zone totalement sûre, elles construisent chaque soir un camp fortifié (castra en latin). Cette habitude est très ancienne, et remonte peut-être aux réformes de Camille.

Un camp de quatre légions (16 000 à 20 000 hommes) a une forme rectangulaire, de 300 sur 200 mètres de coté environ (soit une superficie de 6 hectares).


* HIERARCHIE DE L'ARMEE IMPERIALE ROMAINE *

L'Empereur est le général en chef qui a sous ses ordres toutes les forces militaires composant l'armée. Les préfets de camps administrent les camps fixes installés sur les frontières. Chaque préfet a donc plusieurs légions à administrer, et il commande les réserves qui demeurent au camp pendant les combats. Les officiers d'état-major sont les légats (général d'armée) et il y a 1 légat par légion. Pour chaque légion il y a 6 tribuns militaires (titre honorifique sous l'Empire) qui sont des officiers supérieurs choisis par l'Empereur et 59 centurions. Chaque centurion (officier subalterne) avait pour adjoint 1 optione (sous-officier) et un groupe de sous-officiers (le porte-enseigne ou signifer, l'instructeur ou campidoctor, le préposé aux subsistances ou pecuarius, l'architecte, le médecin militaire, un tesserarius qui chaque nuit recevra le mot de passe inscrit sur une tablette (tessera), le chef de musique et ses musiciens, des sonneurs de cor ou de trompette qui annonceront les exercices, les tours de gardes, le réveil et l'extinction des feux.). Dans chaque cohorte, le 1er centurion, ou pilus prior, commande sa centurie et l'ensemble de la cohorte.


* LA DECIMATION *

La décimation est un châtiment de la Rome antique.

Ce terme vient du latin du latin decimare, lui-même dérivé de decem, « dix ».

Les Romains pratiquaient la décimation lors des défaites de leurs propres armées. En cas de défaite grave, la sentence pouvait être cruelle : un légionnaire sur dix était exécuté parmi les survivants, l'objectif étant de punir la légion, qui était jugée collectivement responsable de la défaite. Les légionnaires devant être punis étaient divisés en groupes d'un dixième de leur nombre total. Chaque soldat piochait un "papier", et ceux sur qui le sort tombait étaient battus à mort ou lapidés par leur camarades. Ceux-ci étaient ensuite nourris d'orge à la place de blé, et forcés de dormir hors du camp et de renier le sacramentum.

Les punis étant tirés au sort, chaque soldat-citoyen, quel que soit son rang, pouvait être exécuté de la sorte. Ceci inspirait une grande peur dans les Légions romaines. Les premiers documents relatant une décimation datent de 471 av. J.-C. ; Elle fut utilisée notamment dans la troisième guerre servile, contre Spartacus, par Crassus. La pratique est restée utilisée tout au long de la République.

Cependant, il faut noter que ce châtiment ne fut pas utilisé à outrance, car il affaiblissait grandement les armées.


Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gion_romaine
http://perso.orange.fr/karl.claerhout/page1bis2.htm
http://www.dinosoria.com/legionnaire.htm
http://www.eleves.ens.fr/home/robin/histoire/ancienne/armee/organisation.html
http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/144.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cimation
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_romain

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MessageSujet: Re: Cours de connaissances militaires de base   Mar 30 Jan - 17:09

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