Domaine de Nuits-Saint-Georges

C'est là que le beau Cardinal accueille ses amis et qu'est produit le meilleur vin de Bourgogne


 
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 Le journal du Duc Naldicar

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cardinal
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MessageSujet: Le journal du Duc Naldicar   Mar 18 Avr - 0:12

ayant appris il y a environ 40h qu'il serait le nouveau duc de bourgogne, le beau cardinal s'était aussitôt attelé à la tâche et n'avait pas encore pris le temps de se reposer

dans un premier temps, il avait dû rencontrer les autres conseillers et leur demander quels postes ils souhaitaient occuper et surtout lesquels ils ne voulaient pas avoir, ayant entendu leurs volontés il devait alors distribuer les postes, heureusement la plupart des conseillers étaient très conciliants

après quoi, il fallait lancer la machine, commencer les discussions sur les points importants et urgents, comme la politique économique du duché par exemple

ensuite il y avait eu la lettre à écrire pour le roy de france afin de prêter allégeance à la couronne et encore plus tard le discours d'investiture dans le froid sur la place publique

il était maintenant harrassé, il savait qu'il y avait encore d'autres choses à faire pour son duché, le duché qu'il aime, mais ne se sentait pas d'attaque, il était assis derrière son bureau, son regard hagard parcourait la pièce sans rien distinguer de particulier ... jusqu'à ce que ses yeux tombèrent sur la bibliothèque, d'abord il ne vit rien de particulier mais quelques secondes plus tard, son attention se porta sur le bas de la bibliothèque, un petit livre servait de cale pour maintenir le meuble d'aplomb

le duc s'approcha, souleva avec peine la bibliothèque et retira le livre sur lequel était écrit: Journal du Duc Naldicar, ce nom ne lui était pas inconnu, bien que les ducs bourguignons furent nombreux, il l'avait vu dernièrement, mais où? soudain il se souvînt, c'était dans la galerie de portraits, tous les ducs y avaient leur effigies, mais parmi tous ces tableaux, celui représentant le duc naldicar l'avait marqué à cause de la beauté incroyable de cet homme et surtout de ses yeux dans lesquels on distinguait non seulement de l'intelligence, de la noblesse mais aussi beaucoup de tristesse

le duc cardinal, intrigué, décida de s'accorder une petite pause et de parcourir ce petit livre que personne n'avait dû ouvrir depuis une cinquantaine d'années, il prît sa bouteille de prune, se servît un verre et entama la lecture du journal du Duc Naldicar

le 14 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:
C'est aujourd'hui que notre bon roy Laplui m'a nommé duc de bourgogne, malheureusement il m'a imposé un conseil ducal, drôle d'idée, il veut que je leur confie certaines tâches, comme juge, connétable et d'autres broutilles insignifiantes, pendant le banquet que j'organisais pour fêter mon nouveau titre, alors qu'on en était qu'au cinquième plat, un des nouveaux conseillers eut l'outrecuidance de me suggérer de divulguer quels postes auront les divers conseillers. C'est vrai que je n'y avais pas encore réfléchi. Mais était-ce urgent? D'après le conseiller qui était venu me déranger oui, je lui demandai donc de m'apporter deux chapeaux, une feuille, une plume et de l'encre. Je déchirai la feuille en vingt-deux morceaux, inscrivis les noms des conseillers et les postes -je dus d'ailleurs en inventer pour trouver une occupation à chaque conseiller- plaçai les onze noms dans un chapeau et les fonctions dans l'autre. Je confiai les chapeaux aux deux charmantes damoiselles qui siègeaient à mes côtés -ça aurait pris trop de temps pour trouver des mains innocentes dans mon château- et leur demandai de tirer chacune à leur tour un billet. Voilà, la composition était faite, le banquet pouvait continuer, et continue encore pendant que j'écris ces quelques lignes ... mais un troubadour italien est venu nous chanter des poèmes qu'il nomme sonnets, c'est pas que je n'apprécie pas l'art, mais là c'est pathétique, il parle d'amour et je n'y entends rien. Enfin bref, je vais retourner boire du vin, il fait soif.
le duc cardinal avait bien ri en lisant les premières lignes de ce récit, naldicar avait une méthode bien moins fastidieuse que la sienne pour distribuer les différents postes aux conseillers, mais heureusement pour la bourogne, ces temps de débauches et d'obscurantisme sont révolus, nous vivons actuellement une époque moderne éclairée par de brillants esprits et notre église. D'ailleurs les historiens futurs parleront sans doute des jours que nous vivons comme le début du renouveau de l'humanité. Les yeux du duc commençaient à se fermer, il posa sa tête sur son bureau et s'endormit paisiblement.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 18 Avr - 0:14

après avoir dormi quelques heures et mangé un fruit et un bout de viande, le beau cardinal se remit au travail

il hésita un insatant à allumer le feu dans sa cheminée, mais par souci d'économie y renonça

en fin d'après-midi, désireux de faire une courte pause, il se rappella l'existence du petit livre qu'il avait dévouvert hier et décida de lire un extrait du journal du duc naldicar

le 15 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Après la petite fête d'hier, je me suis réveillé pas très en forme dans les bras d'une charmante damoiselle dont j'ignorais le nom, j'ai malheureusement dû la congédier, bien que sa présence était fort agréable. Un de mes conseillers m'avait dit que le peuple avait froid et criait famine. Je lui ai suggéré de leur conseiller de faire du feu et de manger -jeûner n'est pas bon pour la santé- et surtout de crier plus fort, car depuis mon château je n'entends que les oiseaux. Finalement las d'écouter mon conseiller, je lui promis d'aller faire un tour dans les campagnes pour discuter avec les gens. Si j'avais moins bu, je n'aurais sûrement pas promis cela, mais comme je suis un homme de parole, j'allais le faire. Je décidai d'aller d'abord dans le charmant village de Cosne, j'y avais quelques connaissances fort charmantes là-bas. En chemin, alors que je chevauchais allégrement sur les routes peu sûres de Bourgogne, j'eus soudain un besoin naturel à satisfaire. Heureusement je trouvai un peu de papier dans ma poche, en lisant ce qui y était écrit, je me souvîns que la veille durant le banquet, alors que je moquais du troubadour italien qui déclamait ses sonnets -alors que la poésie française est tellement plus noble et douce à l'ouïe- j'avais prétendu que l'art du sonnet n'était point difficile, il s'agissait simplement d'un moule dans lequel on jette des mots. Suite à quoi je demandai une feuille et une plume et écrivîs ce qui figure sur le papier:

ode à la vie

ton cri si triste et beau, cet instant de détresse
au coeur de la nuit fuit, puis sombre dans l'oubli
aucune caresse ni aucune tendresse
ne te procurera un instant de répit

doux malheur dans le coeur, ô trompeuse promesse
c'est toi qui l'as choisi tout ce poison maudit
le cauchemar chasse la foi, bonjour tristesse
te voilà bien berné, exécrant ce qui vit

amer constat fatal, la nature des choses
toujours donne raison à lucrèce et ses proses
et simplement: cache ta vie pour vivre heureux

stupre, fleurs et banquets, simulâcres de joie
chaque jour t'éloignent de l'honorable voie
la sobre ataraxie; tu mourras malheureux

Ayant relu ce texte pathétique, je me rendis compte à quel point ma cour est fourbe et hypocrite, elle qui applaudit mes vers. D'ailleurs ces derniers auront droit au sort qu'ils méritent, je me torcherai le cul avec.

Arrivé enfin à Cosnes, je déclarai simplement en entrant dans le village: salut vieille Cosne et dit ensuite à mon fidèle ami et Chambellan, le fougueux Serpan, qui m'accompagnait qu'il faudra que je travaille mes citations qui ne sont pour l'heure pas du même accabit que celles d'un Jules César.

C'est dans une taverne de Cosne que j'écris ces lignes, buvant une chopine et attendant qu'une charmante damoiselle entre ici et que je lui propose de m'offrir l'hospitalité pour la nuit.
encore une fois, le beau cardinal avait bien ri et après ce divertissement, il se remit au travail

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 18 Avr - 0:17

le beau cardinal, constatant qu'il n'était pas encore rentré chez lui depuis qu'il avait été nommé à la tête de la bourgogne, songeant au piètre aspect qu'il devait avoir en ce moment, décida de faire un brin de toillette

il profita aussi de l'occasion pour mettre des habits propres et se décida pour des braies beige et un chapeau assorti, alors que ces derniers jours il portait des habits bleus

il se souvînt aussi que dans son manoir l'attendait la ravissante monoka depuis plusieurs jours déjà et se demandait si elle était encore chez lui ou si lasse d'attendre elle s'en était rentrée chez elle

il décida de rentrer dans son manoir pour se reposer un peu, enfin si la belle monoka lui en laisserait l'opportunité, apercevant le journal du duc naldicar sur le coin de son bureau, il s'en empara et le mit dans sa poche, un peu de lecture lui ferait du bien ... si la charmante damoiselle n'avait pas eu la patience de l'attendre

alors qu'il s'apprêtait à partir, il se ravisa et ouvrit le petit livre pour en lire encore un passage en vitesse, comment résister à ce petit plaisir

le 16 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:
J'ai rencontré une charmante damoiselle hier soir dans la taverne, elle répond au doux nom d'Eniuoroc ou quelque chose du genre ... en tout cas un joli brin de fille dont le décolleté ferait tourner la tête à tout homme qui se respecte. Elle m'a généreusement offert l'hospitalité, que je n'ai bien entendu pas refusée, de peur de la froisser.

Aujourd'hui j'en ai appris une bien bonne, notre Roy Laplui va être couronné par le pape Eugène IV. J'ai bien ri en apprenant ça, surtout que cela va se passer à Reims, ça fera plaisir aux Champenois de recevoir la soit-disant épouse du Roy, cette fille de peu qui se nomme Mllelasorcière. Le plus drôle dans cette histoire, c'est que c'est Eugène IV qui va présider la cérémonie, lui qui fut pendant longtemps le valet de chambre du Roy Laplui -et même plus si on en croit les rumeurs. A la mort du dernier pape, notre Roy a imposé son ami au Vatican.

Comme je m'ennuyais un peu aujourd'hui à Cosne, je suis allé visiter la mine de pierre qui se trouve dans les environs. C'était très amusant de voir tous ces mineurs s'activer pour un salaire de 2 écus. Tiens ça me donne une idée, je vais augmenter leur salaire à 2.1 écus par jour. Oh et puis non, que feraient-ils de cet argent supplémentaire? Moi j'en ai besoin pour organiser les festivités de la Noëlle, il faut dire que les oeufs d'esturgeon sont hors de prix aujourd'hui, sans parler des épices qui doivent venir de loin.

Après quoi je suis retourné à la taverne pour me réchauffer et me soaûler, d'ailleurs là je commence à être bourré, je vais m'arrêter d'écrire ... boire ou écrire, il faut choisir

p.s. la fleur
le beau cardinal, alors qu'il chevauchait dans le froid vers son manoir repensait au paroles du duc naldicar et se félécitait de vivre à son époque, car celles de ses ancêtres ne semblaient guère agréables, un roy qui impose un pape au vatican, de nos jours ce serait impensable, ce sont les cardinaux qui élisent le pape, un salaire de 2 écus, comment faisaient les gens pour vivre?

heureusement cette époque est révolue et nous sommes entrés dans l'âge de la raison, d'ailleurs, discutant l'autre jour avec un historien ce dernier lui prédit que les années 1450 feraient datent dans l'histoire de l'humanité comme le tournant entre l'obscurantisme et la lumière, entre l'archaïsme et le modernisme -le beau cardinal se fit quand même la réflexion suivante: les historiens ne devraient-ils pas plutôt s'occuper du passé et laisser les prédictions aux voyantes?

en outre, l'historien lui dit qu'il aimerait qu'on se réfère à notre époque comme à l'époque contemporaine, là encore le beau cardinal lui fit remarquer que ce n'était peut-être pas très habile, car les sujets du roy de france qui liraient l'histoire de notre royaume dans 500 ans auront de la peine à parler de notre époque en la nommant époque contemporaine

il suggéra à l'historien le nom de temps modernes, puisque nous avons découvert presque tout ce qu'il y avait à découvrir, puisque notre art ne peut plus être amélioré, puisque nos théologiens ont tout compris aux dogmes, que nos médecins savent soigner par des saignées presque tous les maux guérissables, que nos machines de guerre sont on ne peut plus meurtrières et qu'il ne nous reste plus beaucoup de domaine d'investigations (peut-être encore juste vérifier où se termine exactement les océans, faisant place au néant, mais on peut comprendre que nos navigateurs rechignent à aller voir où cette limite se situe exactement)

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 18 Avr - 0:20

le beau cardinal avait rejoint la callipyge monoka qui l'avait patiemment attendu pendant son absence, leurs retrouvailles furent ardentes et passionnées, avec toutes les vicissitudes liées à la campagne électorale et sa prise de fonction, le fraîchement émoulu duc n'avait plus eu le loisir de jouir de la tendresse d'une femme depuis quelques jours

ayant dormi trois ou quatre heures aux côtés de sa ravissante compagne, le beau cardinal se réveilla à l'aube, resta de longues minutes à admirer le corps menu de la damoiselle qu'il tenait dans ses bras, les premiers rayons du soleil dardant à travers les fenêtres mettant en relief toute la beauté de l'adorable monoka

le beau cardinal aurait donné tout ce qu'il possède pour que cet instant ne se termine jamais, que sont les richesses, la gloire ou encore le pouvoir comparés à la beauté virginale d'une damoiselle qui dort? quelle plus grande preuve de confiance que de s'abandonner au sommeil dans les bras d'autrui?

craignant de devenir sentimental -d'ailleurs il s'était étonné d'avoir eu ces pensées et se demanda s'il devenait vieux- songeant au fait que cette situation se reproduirait encore à maintes reprises dans sa vie, le beau cardinal se leva, fit sa toilette, s'habilla et alla petit déjeûner, non sans avoir auparavant déposer un chaste baiser sur le front de l'être endormie

en mangeant il repensa au duc naldicar et décida d'en lire un extrait, cela lui rendra sûrement les idées plus claires et lui permettra, esperait-il, de ne plus penser au corps de la belle monoka et de réfléchir à la situation économique de la bourgogne

le 17 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:
J'ai décidé de prolonger mon séjour à Cosne, les habitants y sont tellement sympatiques et les habitantes tellement jolies. J'ai à nouveau passé la nuit chez la splendide Eniuoroc, on n'a pas beaucoup dormi, mais comme mon programme n'était pas trop chargé aujourd'hui, j'ai pu faire une sieste entre deux repas bien arrosés.

L'après-midi je suis allé faire un tour en barque avec un pêcheur local, j'ai ramené deux beaux gros poissons, ce qui fit l'admiration des gueux qui peinaient chaque jour pour en capturer un petit. Je comprends pas pourquoi ils veulent du poisson, ils n'ont rien pour faire du feu pour les cuir.

J'ai reçu une lettre de la part d'un de mes conseillers ducaux, qui disait que les finances du duché allaient mal, que les riches devenaient encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. J'ai pas bien compris où était le problème, c'est dans l'ordre des choses, si les pauvres devaient être riches, ils ne seraient pas pauvres, c'est logique. Et inversément.

J'ai passé le plus clair de mon temps dans les tavernes qui se nomment "au rendez-vous de tout est permis" et "la taverne du Montfourbe" dont les taverniers, Matuka et Sunitlnelav, sont de fort braves gens qui n'ont pas hésité à sortir leurs plus grands crus pour marquer ma présence. Attention fort plaisante s'il en est.

Dans une de tavernes, un voyageur me dit qu'en route il avait aperçu trois brigands très laids en train de dépouiller un cadavre en décomposition, qui visiblement possédait comme seule richesse sa mort. A son passage les brigands le saluèrent, avant de continuer leur sinistre besogne. Quelle drôle d'époque on vit.

P.S. La fleur que j'ai aimée
le beau cardinal referma le petit livre, écrivit un mot pour sa douce lui expliquant son départ et prit le chemin du château de dijon où l'attendait une séance du conseil ducal, on devait y parler de la politique économique future du duché ainsi que de la mise en place de l'ordre de la toison d'or

sa route se déroula sans encombre, à son plus grand regret, en effet il n'avait pas eu le temps de beaucoup s'excercer à l'art de l'escrime ces derniers jours et pourfendre deux ou trois brigands en route auraient été pour lui bénéfique

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:04

le beau cardinal avait quitté son bureau de bonne heure pour se rendre à la cathédrale et assister à l'office dominical, malgré la qualité du service proposé, le duc ne pouvait qu'être triste en songeant aux problèmes actuels de l'église aristotélicienne et notamment de la démission de l'éminent arnvald, il avait prié pour que l'église sorte grandie de ces tourments, mais était conscient que pour se faire, il lui faudrait l'aide de dieu

après un repas frugal, il était retourné à son bureau, en lisant son courrier, il apprit qu'une de ses vaches était morte durant la nuit dans sa propriété de tonnerre, la pauvre bête était jeune et semblait bien portante -13 jours et dodue- mais sa perte ne retînt pas l'attention du beau cardinal qui avait d'autres soucis en tête, tout comme le bris de deux couteaux la veille n'avait pas retenu son attention, il est de plus en plus difficile de trouver des employés respectueux du matériel

comme on était dimanche, le château était plutôt calme, c'était agréable, après une courte promenade dans les jardins recouverts de neige, le duc décida de prendre un verre de prune pour se réchauffer et lut un passage du journal du duc naldicar en buvant ce nectar

le 18 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

C'est ce soir que je vais quitter Cosne, je vais me rendre dans un autre village, pour y voir comment les gens y vivent, j'ai tiré au sort et c'est à Nevers que j'irai. Je suis à la fois triste et soulagé de quitter la merveilleuse Eniuoroc, j'adore être avec elle, mais ces derniers temps elle me parle de plus en plus souvent de mariage. Je crois que je l'apprécie trop pour l'épouser, pour l'en dissuader, je lui ai expliqué ma vision du mariage, vision des plus simples s'il en est: ma femme m'attend dans ma proprité de Puits-Saintes-Gorges pendant que moi je parcours la Bourgogne et me fourvoie dans la luxure.

Ayant appris mon départ prochain, elle me demanda de ne pas l'oublier et de lui écrire une lettre d'amour chaque semaine. Sachant qu'amour compte cinq lettres, je peux facilement le faire pendant cinq semaines, mais qu'écrire à la sixième semaine?

C'est mon ami le fougueux Serpan qui sera ravi de me savoir loin de la charmante Eniuoroc, je ne serais pas étonné d'apprendre qu'il prenne ma place auprès de la belle. Tant qu'il passe après moi, cela ne me gêne pas.

Ce soir j'ai fait la connaissance d'une autre charmante damoiselle, prénommée Inatou, je lui ai vainement conté fleurette un instant, elle voulait se réserver pour l'homme de sa vie, je n'ai même pas réussi à l'embrasser. Aurais-je perdu mon pouvoir de séduction? Heureusement qu'Eniuoroc est apparue ensuite, je me suis consolé dans ses bras. Une dernière fois avant de partir.

J'espère qu'à Nevers il y aura de belles damsoiselles aussi dans les tavernes. S'il est vrai que dans tout homme sommeille un porc, j'aimerais pour ma part avoir une femme dans chaque port avec qui dormir.

P.S. La fleur, ils ont piétiné la fleur.
le beau cardinal aurait bien voulu lire plus longuement les péripéties du duc naldicar, mais il voulait travailler encore un peu avant de rentrer chez lui rejoindre la splendide monoka

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:07

le beau cardinal avait appris aujourd'hui que son ami le valeureux matheos avait dû démissionner du conseil ducal pour raisons personnelles, il ne pouvait se dévouer comme il le désirait pour son duché, le duc proposa au talentueux mosco de prendre la place laissée vacante par le pieux matheos, mais le baron de saint-verain, qui allait bientôt quitter la bourgogne, dut décliner l'offre

cette affaire avait occupé une bonne partie de sa journée, durant laquelle il trouva quand même quelques minutes pour lire un passage du journal du duc naldicar

le 19 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Après un voyage sans encombre -malheureusement le pourfendage de brigands est un plaisir qui se fait de plus en plus rare de nos jours- je suis arrivé aujourd'hui à Nevers, entrant dans le village que je visitais pour la première fois, je déclarai sobrement: Nevers, tu es à ma botte.

Mon ami le baron Ingaleknight m'avait invité à un banquet en son castel de Chablis, j'avais hâte de m'y rendre. Ces derniers jours j'avais mangé frugalement et de bonnes ripailles ne pourraient que me faire du bien, surtout que le vignoble du baron est fort réputé. De plus je savais qu'il y aurait beaucoup de charmantes gens. Je me réjouis de la perspective de cette soirée.

J'ai reçu une missive de notre rectrice, la sulfureuse Elhisa, me demandant la permission de prendre quelques jours de vacances. Je suis incapable de lui refuser quoi que ce soit. J'ai donc accepté. J'adore cette damoiselle, à un point tel que je ne lui ai jamais conté fleurette, c'est dire si elle est extraordinaire. C'est le travailleur Reinasac qui la remplacera durant son absence, il a toute ma confiance ainsi que celle de la jolie Elhisa.

Assez écrit, allons boire!

P.S. La fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, ils ont piétiné la fleur.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:08

la journée avait fort bien commencée pour le beau cardinal -si on excepte le fait que le manant qui devait abattre sa vache décharnée de 14 jours avait brisé le couteau, ça fait cher la carcasse- il avait enfin trouvé un remplaçant pour le poste vacant de conseiller ducal, en la personne du docte babun, célèbre journaliste et homme de loi

après l'annonce de cette bonne nouvelle, le duc de bourgogne s'accorda une pause et pour se divertir lut un passage du journal du duc naldicar
le 20 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

J'écris ces quelques mots de retour du castel de mon ami Ingaleknight, je n'ai pas encore dormi et il doit être dans les midi. La soirée avait plutôt bien commencée, je m'étais ennivré dans une taverne à Nevers en bonne compagnie avant d'aller au banquet -je savais qu'arriver sobre dans ce genre d'endroit était une mauvaise idée. Tout était délicieux, le castel magnifique, le vin excellent, les convives charmants, les victuailles divines. Bref tout était réuni pour qu'on passe une bonne soirée. Parmi les convives figuraient notamment notre évêque Noédeg, notre chambellan Serpan accompagné de la coquine Eniuoroc -ils semblent de plus en plus amoureux les deux, il me faudra attendre quelques temps avant de pouvoir jouir à nouveau des faveurs de la belle je pense- la baronne Elhisa, qui plaît beaucoup au maître des lieux, le comte Aligator, le saint homme SoeurNicole et plusieurs gens de Nevers, dont le baron Ocsom.

Ca faisait longtemps que je n'avais plus assisté à pareil banquet et je ne me souvenais plus à quel point je détestais ce genre de mondanités. Heureusement qu'il y avait de l'alcool, d'ailleurs je crois que j'en ai un peu abusé. Après le repas, lorsque les gens se sont mis à danser, je suis sorti dans les jardins une bouteille à la main. Une bouteille n'était pas suffisante, heureusement que le brave Obelius est venu à mon secours en m'apportant d'autres bouteilles, car je n'aurais pas eu le courage de retourner auprès des autres invités, j'avais envie de voir personne. Je savais que dans mon état, je ne trouverais pas le sommeil sans avoir bu plus que de raison. Mais je me trompais, même en ayant bu toute la nuit dans le jardin, alors que le neige tombait à pierre fendre -enfin peut-être pas- je n'ai pas trouvé le sommeil, passant la nuit à boire seul et à contempler les étoiles lorsque les nuages m'en donnaient l'occasion.

Je vais aller manger, et ensuite j'irai me promener du côté de la carrière de Nevers, voir si les gens y travaillent bien. Quoique je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, pour l'instant j'ai l'impression que les gens avec leur pioche sont dans ma tête et frappent sur mon cerveau, je ferais peut-être mieux d'aller boire dans une taverne, parce que si ça continue, il faudra que ça cesse et il faut guérir la mal par le mal paraît-il.

P.S. La fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur que j'ai aimée.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:09

le 21 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

J'ai dormi toute la matinée aujourd'hui, ça m'a fait du bien, Au réveil j'ai repensé à cette histoire d'épée de Damoclès, je la comprends toujours pas.

Ce soir je chevaucherai vers Autun, il me faudra partir assez tôt, car la route est longue. A pied cela m'aurait pris deux jours, heureusement que j'ai un cheval.

Je sais pas si je dois me réjouir d'aller à Autun, fief des Tapiolie. Cette grande, riche et noble famille règne sans partage sur la région. Ils sont aussi puissants que détestés. Moi ils me font rire, sauf quand ils essayent de me marier avec l'une de leurs enfants, je suis sûr qu'il vont me proposer la main de la jeune Iraq de Tapiolie, je vais réfléchir durant le voyage à une bonne excuse pour refuser sans les froisser. La légende dit même que le nom du village viendrait du comportement de la dynastie des Tapiolie, les gens les trouvaient tellement hautains que pour parler de leurs terres, ils disaient: la terre des hautains puis avec le temps, le nom se serait transformé en Autun. Les gens qui ne connaissent pas les Tapiolie auront de la peine à donner du crédit à cette histoire, mais pour moi qui ai la chance de les côtoyer parfois, j'avoue avoir tendance à trouver cela plausible.

Encore un dernier verre et je prendrai la route.

P.S. La fleur, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée, la fleur, piétinée et aimée, la fleur aimée a été piétinée, la fleur.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:10

parmi toutes les missives qui attendaient le duc à son bureau aujourd'hui, une était particulière et laissa le beau cardinal sans voix, il eut peine à croire ce qu'il lisait et se demandait si la lettre était authentique, après l'avoir relue plusieurs fois, il la plaça dans la poche de son mantel, là où se trouvait aussi sa gourmette sur laquelle était gravé: "aut caesar, aut nihil"

les autres lettres étaient banales, un soldat qui se plaignait de ne pas avoir été payé, un maire qui se demandait pourquoi le duché ne pouvait pas lui racheter plus de produits, un ambassadeur lui disant qu'un duché se plaignait des agissements de bourguignons sur leur sol, des conseillers ducaux qui lui annonçaient qu'ils ne pourraient pas être très présents ces prochains jours, à cause des festivités de la nativité ou encore des gens qui souhaitaient savoir comment s'investir en politique à ses côtés...

bouleversé par la mystérieuse missive, le duc ne put se mettre au travail immédiatement, il songea que la lecture du journal du duc naldicar pourrait peut-être lui changer les idées

Le 22 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Je suis arrivé aujourd'hui à Autun, un peu plus tard que prévu, avec le brouillard et la neige, on avançait difficilement. De plus un manant m'a indiqué une mauvaise direction, le bougre. En arrivant, des gens me proposèrent de venir me réchauffer chez eux, pensant que j'avais froid. Je leur répondis simplement qu'il était inutile d'avoir froid et que donc je n'avais pas froid et que je préférais trouver un endroit où mon cheval pourrait se reposer avant d'aller boire une bonne chopine à la taverne.

Je n'ai pas encore croiser les Tapiolie, demain j'irai sans doute leur faire une visite de courtoisie, il ne faudra pas que j'oublie de boire quelques verres pour me donner du courage.

P.S. Le fleur, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur aimée, la fleur que j'ai aimée a été piétinée, la fleur, piétinée et aimée, la fleur aimée.

mais la lecture du journal du duc naldicar ne divertit point les pensées du beau cardinal, il se demandait comment il devait réagir à cette missive et quel crédit lui donner...

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:12

le beau cardinal pensant au fait que l'adorable monoka n'avait pas eu de nouvelles de lui depuis longtemps prit du papier pour lui écrire, quelques mots doux plus tard, il chargea un messager de porter le billet à la belle qui devait se languir de lui, il savait qu'elle serait triste d'apprendre qu'il ne pourrait pas être à ses côtés pour noël mais ne pouvait pas faire autrement

avant de se remettre au travail, le beau cardinal décida de lire un extrait du journal du duc naldicar, livre qui ne le quittait plus ces derniers temps

le 23 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

L'accueil des habitants d'Autun était bien sympathique, cependant je dois déplorer le fait que ces gens aiment travailler et passent donc peu de temps dans les tavernes. C'est pas trop grave, boire seul me convient. C'est donc ce que j'ai fait une bonne partie de l'après-midi, avant de trouver le courage de me rendre chez les Tapiolie. J'ai quand même pu offrir un verre au valeureux policier Gold, un gars bien gentil s'il en est, et j'ai aussi eu la chance de boire une chopine avec une étrangère de passage, qui en plus d'être sympathique est ravissante. Je lui ai d'ailleurs proposé de m'accompagner demain sur les chemins vers sémur et la charmante Louthli a accepté, j'en suis fort aise, je suis sûr que le voyage sera des plus agréables.

Puis vînt l'heure de la visite chez les Tapiolie, je fus accueilli avec faste. Je m'amusais d'écouter leurs histoires et tout le fiel que ces gens déversaient. Mais vînt le sujet tant redouté, la jeune Irag fit son entrée et ses parents me vantèrent ses mérites et ses grâces. Pour les mérites, je dus attendre qu'elle parle pour les juger et me rendre compte qu'elle était aussi méprisante et mesquine que ses parents, par contre pour les grâces, sa vue était suffisante pour les juger et comprendre que le tableau brossé par ses parents étaient légèrement enjolivé. En un mot: elle est laide, encore plus laide que sa mère -ça fait plus qu'un mot. J'ose même pas imagnier à quoi ressemblera la prochaine génération. Mais bon, j'ai bon espoir qu'Iraq de Tapiolie reste vieille fille et ne donne aucune descendance. J'aurais voulu leur mentir lorsqu'ils m'ont proposé d'épouser leur fille, leur dire que je devais me marier avec une autre ou quelque chose de ce genre, pour éluder la question, mais je suis incapable de mentir. Donc j'ai simplement répondu que pour l'heure je ne songeais pas au mariage, mais que je n'oublierai pas Iraq le temps venu -comment oublier un monstre pareil d'ailleurs?.

P.S. La fleur aimée et piétinée, la fleur, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée, la fleur, aimée, piétinée, la fleur.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:13

le beau cardinal travaillait dans le calme de son bureau, aucune agitation ne le dérangeait, la plupart des gens étaient chez eux et profitaient de la journée pour préparer les festivités de la noëlle

après s'être occupé des affaires courantes et avant de se pencher sur la réforme du barreau de bourgogne que le docte babun venait de présenter au conseil ducal, le duc de bourgogne décida de s'accorder quelques instants de pause et lut un extrait du journal du duc naldicar en buvant un verre de prune (distillée par la farouche satine)

le 24 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Aujourd'hui j'ai quitté Autun et les mesquineries des Tapiolie. Je fais route avec une vagabonde rencontrée dans une taverne, la timide Louthli. Elle a refusé hier mon invitation à venir passer la nuit dans mon auberge, préférant dormir à la belle étoile, est-ce que mon charme aurait perdu de son efficacité? Enfin, pendant le voyage j'aurai sans doute l'occasion de séduire cette ravissante personne (avec un peu de chance, des brigands nous attaqueront et je pourrai la défendre et devenir son sauveur, je suis sûr que ça l'impresionnerait).

Tout le monde me souhaite de passer un agréable Noël et de joyeuses fêtes. Je déteste ça. Je pense d'ailleurs que la prochaine personne qui me dira pareille chose, je lui fracasserai le crâne à coups de hache avant de sauter à pieds joints sur sa figure.

P.S. La fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur.

le beau cardinal prit encore un instant pour réfléchir à la missive qu'il avait reçue il y a deux jours et aux suites à lui donner, quelle décision devait-il prendre, son esprit se troubla et le duc ne décida rien, même si au fond de son coeur, il savait très bien ce qu'il ferait

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:15

le beau cardinal venait d'apprendre que la duchesse enox était souffrante, il espérait que personne ne profiterait de la situation en normandie, il avait prié pour le salut de la duchesse et celui de son duché
le 25 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Je suis arrivé à Sémur aujoud'hui, en compagnie de la timide Louthli, en chemin nous avons bien ri et bu un peu de prune, toutefois elle n'a toujours pas cédé à mes avances, j'aime qu'on me résiste, cette petite me plaît de plus en plus. Et j'ai bon espoir d'arriver à mes fins, aujourd'hui je me suis promené avec elle dans la forêt et j'ai bu quelques verres en sa compagnie dans les tavernes sémuroises.

En entrant dans le village, je déclarai simplement: Sémur j'entre entre tes murs. Mes citations ne s'améliorent pas, il faudra que je relise la guerre des Gaules moi, pour m'inspirer de l'exemple du fameux Gaius Iulius Caesar.

J'ai rencontré beaucoup de gens bien dans les tavernes, ce qui a eu comme conséquence que j'ai beaucoup bu et que je suis saoûl.

P.S. La fleur, la fleur aimée, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur aimée, ils ont piétiné la fleur aimée, la fleur que j'ai aimée, la fleur aimée, la fleur.

le beau cardinal ne comprenait toujours pas les post-scriptum du duc naldicar et se demandait si ce dernier n'était pas en train de devenir fol, ce ne serait pas le seul duc de bourgogne à avoir perdu la raison...

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:16

le 26 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Marguerite est vache et fleur et femme, elle est vache-fleur et vache-femme et fille-fleur tout à la fois. Et l'étrange objet qui paraît ainsi possède la liquidité de la mare, la douce âpreté virile des gueux et, pour finir, s'abandonne avec religiosité et prolonge indéfiniment par l'affaiblissement continu de l'e muet son épanouissement plein de mystères. A cela s'ajoute l'effort insidieux de la biographie. Pour moi, Marguerite est aussi une certaine vache, une actrice française qui jouait dans les théâtres muets de mon enfance et dont j'ai tout oublié sauf qu'elle était grasse comme une grosse perle de collier et toujours nue, et toujours en compagnie du prisonnier et incompréhensible, et que je l'aimais, et qu'elle s'appelait Marguerite.

P.S. La fleur, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur aimée, aimée et piétinée, la fleur, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée.
la lecture de ce passage du journal du duc naldicar avait laissé le beau cardinal perplexe, de quoi pouvait bien parlé cet homme, dont l'état mental semblait se détériorer

mais le beau cardinal avait d'autres soucis en tête et ne s'attarda pas plus longtemps sur cet étrange écrit, en plus de la gestion de la bourgogne, il devait se décider rapidement sur un autre sujet, l'affaire dont parlait la missive reçue dernièrement, que devait-il faire?

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:18

le beau cardinal, après avoir relu une enième fois la missive qu'il avait reçue quelques jours plus tôt, prit sa décision, il irait au rendez-vous qu'on lui avait fixé, afin de savoir si ce que racontait la lettre était exact

pour cela, il devait quitter quelques jours la bourgogne, il informa donc le conseil qu'il devrait bientôt partir pour 3 ou 4 jours, il savait que sa place était en bourgogne, mais ayant confiance en son conseil et intrigué par les propos lus dans la lettre, il devait partir et rencontrer ce mystérieux informateur et savait que sa courte absence ne nuirait en rien au duché qu'il aime, il avait pris des dispositions afin que les affaires du duché n'en pâtissent point

son coeur était plein d'espoir, toutefois il savait qu'il pourrait être déçu par le voyage ou même pire, que cela pouvait être un piège, mais il devait en avoir le coeur net

pour se changer les idées, il lut un passage du journal du duc naldicar

le 27 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:
C'est aujourd'hui que je vais quitter Sémur. Je rentre à Tonnerre où m'attendent mes vaches et quelques maîtresses. La timide Louthli a décidé de rester encore quelques jours à Sémur. Je voyagerai donc sans elle. Aujourd'hui elle a refusé que je l'embrasse -ses lèvres ont l'air si douces-, elle pense que sa condition l'empêche de fréquenter des gens comme moi. Je n'ai jamais autant regretté d'être Duc qu'aujourd'hui. J'ai hésité à différer mon départ jusqu'à ce qu'elle cède à mes avances, je dois avouer que le challenge m'excite. Mais il me faut partir, j'espère que ce n'est que partie remise et que notre Seigneur placera à nouveau la ravissante Louthli sur mon chemin. Je sais qu'elle n'est pas insensible à mes charmes.

P.S. La fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur.
avant de partir pour son rendez-vous mystérieux, le beau cardinal passera encore par tonnerre pour revoir l'adorable monoka et s'abandonner corps et âme à ses caresses, sa présence lui manquait, il repensait avec nostalgie à son rire, à ses yeux, son cou, ses épaules et aux autres merveilles de son corps, il avait hâte de respirer sa beauté, embrasser son parfum, caresser ses baisers ou encore contempler sa douceur

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:19

le beau cardinal était à tonnerre, auprès de l'adorable monoka, il savourait ces derniers instants en compagnie des siens, il allait bientôt partir et ne savait pas ce qui l'attendrait, il espérait rentrer dans 3 ou 4 jours, mais n'en avait aucune certitude

ne pas revenir ne lui faisait pas peur, il ne craignait pas grand chose -surtout pas la mort- mais il ne supportait pas l'idée que certaines gens auraient à souffrir s'il devait disparaître, il ne voulait pas être la cause de leur chagrin, c'est ce qui expliquait qu'il était persuadé qu'il reviendrait sain et sauf, pour ne décevoir personne il devait revenir sain et sauf et c'est ce qu'il fera

le 28 décembre 1403, le Duc Naldicar a écrit:
Aujourd'hui je suis rentré à Tonnerre, où j'ai une propriété et quelques vaches. Mon voyage fut des plus ennuyeux, aucun brigand sur la route. J'ai quand même rencontré une jeune paysanne en chemin, nous avons partagé quelques instants agréables, mais rien d'extraordinaire, une gueuse comme tant d'autres en fait.

Je suis content d'être de retour chez toi Tonnerre. Ton air pur m'a manqué. Ton verger luxuriant aussi, tout comme tes jeunes filles pures...

Je vais rester quelques jours à Tonnerre et prendre des vacances, je ne m'occuperai plus des affaires du duché pendant cette période. J'espère que le temps sera mauvais et que je m'ennuirai beaucoup, j'aurai ainsi la sensation que le temps passe moins vite et donc d'avoir de plus longues vacances.

P.S. Le fleur, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur, la fleur que j'ai aimée, aimée et piétinée, la fleur, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée.
encore une nuit auprès de l'adorable monoka et le beau cardinal partira vers l'inconnu, pour l'instant il n'y pensait plus et ce concentrait uniquement sur les désirs de sa charmante compagne, lui faire plaisir était son seul souci pour l'heure

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:21

(message écrit par persan)

Persan frappa à la porte du bureau ducal et n'obtint aucune réponse... Il n'en attendait pas. Il ouvrit la porte avec la clé que lui avait remis son duc avant de partir et entra... La pièce était froide. Il fit allumer un feu dans l'âtre et s'y réchauffa les mains quelques instants... Où peut-il bien être ? Je trouverais sans doute des informations dans ses papiers... Après une longue hésitation, Persan se dirigea vers le bureau du Duc. Des parchemins de toutes sortes s'y trouvaient. Il en parcourut rapidement un, le reposa, passa au suivant, et finit par s'asseoir... Il fut agréablement surpris et sourit. Confortable le siège d'un duc... Il reprit ses recherches mais eut beau fouiller, il ne trouva aucun indice sur le lieu où pouvait se trouvait Cardinal... Il soupira.
On aurait pourtant bien besoin de lui. Tout se détraque en ce moment. Le monde devient fou... Des gens tombent malades, semblent proches de trépasser puis brusquement reviennent à la vie, ragaillardis ; des messages disparaissent ; les jours semblent durer deux fois plus longtemps... Serait-ce la fin du monde ? Tout semble aller à vau l'eau...

C'est alors qu'il aperçut un livre négligemment posé sur le bureau. Il n'y avait jusqu'alors pas fait attention, cherchant plutôt une lettre. Il le prit et commença à lire...un paragraphe différent par son écriture, particulièrement rageuse..

Citation :
Mon Duc,

je voulais être sûr que ce message arriverait jusqu'à vous, aussi je me permets d'écrire directement dans votre journal. Je l'ai découvert par hasard et n'aurais pas dû en parcourir les lignes. Mais ma curiosité m'y a poussé et qu'elle ne fut pas ma surprise d'y lire des commentaires douteux sur l'honorable Eniuoroc. Tous deux savons que vous avez habilement usé de votre titre pour partager sa couche. Je vous serai gré à l'avenir de ne plus vous imposer ainsi. Dame Eniuoroc sait à présent que cela ne fait pas partie des privilèges d'un duc.
Je laisse sur votre bureau quelques dossiers prioritaires. Comme vous le constaterez, quand le chat n'est pas là, les souris dansent... des souris bien jeunettes qui ont des jeux de leur âge...

Serpan, votre dévoué chambellan
Persan referma le livre... et attendit, songeur, que le feu s'éteigne avant de quitter les lieux.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Ven 19 Mai - 22:24

après une courte escale à tonnerre à son retour pour revoir les siens, le beau cardinal avait regagné son bureau, les gens qui l'avaient croisé n'avaient osé lui demander ce qui s'était passé durant les derniers jours, mais tous avaient constaté que le faciès du duc de bourgogne était des plus austères et fermés, les péripéties des derniers jours l'ont affecté au plus grand point

entrant dans son bureau, il constata que quelqu'un était venu pendant son absence, le fait que les dossiers sur son bureau avaient été légèrement déplacés lui mit la puce à l'oreille, mais en voyant la cheminée, le doute n'était plus permis, depuis qu'il était duc, jamais il n'avait allumé de feu dans son bureau, par souci d'économie (et aussi parce qu'il ne voyait pas à quoi cela servait d'être incommodé par le froid et que fort de ce constat, il avait décidé dans sa jeunesse de ne plus jamais avoir froid), quelqu'un avait fait du feu pendant son absence

la seule personne à avoir la clé de son bureau était son ami le fougueux persan, c'était sans doute lui qui était entré durant son absence, le beau cardinal savait qu'il n'y aurait rien pu trouver de secret ici, puisque tous les dossiers qui étaient dans son bureau concernaient des affaires du duché et que le duc mettait un point d'honneur à parler de toutes ces affaires lors des cessions du conseil ducal ... il décida donc de croire que persan n'était entré que pour faire du feu afin de chauffer un peu la pièce avant son retour (charmante attention s'il en est)

plus tard, en écoutant le rapport du fougueux persan, il apprit ce qui s'était passé en bourgogne durant son déplacement, il donna ses premiers ordres concernant les affaires les plus pressantes, puis congédia son ami pour pouvoir travailler sur les dossiers en cours ... préoccupé par la bourgogne, il ne pensa pas à demander à son ami si c'était bien lui qui était venu dans son bureau durant son absence

après avoir lu tous les papiers qu'on lui avait remis et avant de répondre à certaines missives ou encore de réfléchir à certaines affaires, il décida de boire un verre de prune en lisant le journal du duc naldicar, il commença par lire la note manuscrite du chambellan serpan puis vînt ceci:
le 3 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:
Mon ami Serpan est bien drôle, sa note m'a bien fait rire. Autant de naïveté chez un homme, c'est incroyable. Mais bon, si ça le rend heureux de penser que la ravissante Eniuoroc a eu le privilège de partager ma couche uniquement parce qu'elle se sentait contrainte de le faire et si ça le rend heureux de penser qu'elle ne le fera plus, libre à lui de le faire. Le pauvre, s'il savait que la belle Eniuoroc m'avait proposé de l'épouser à plusieurs reprises et même de me laisser libertiner selon mon bon vouloir si je devais accepter.

Enfin bon, même si j'ai grande estime pour le fougueux Serpan, il passera quand même quelques jours au cachot, on n'entre pas impunément dans mon bureau pour lire mon journal.

P.S. La fleur, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée, la fleur, aimée et piétinée, la fleur.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 0:59

le beau cardinal travaillait dans son bureau, il venait de lire une missive d'un duc étranger se plaignant des agissements de certains bourguignons sur ses terres mais ne pouvait présenter aucune preuve contre eux, bien que n'ayant pas vraiment compris l'intérêt de cette requête, le duc de bourgogne lui répondit poliment que sans preuve il ne pouvait pas faire grand chose et que surtout il n'était pas responsable des agissements des ressortissants bourguignons à l'étranger, tant que les droits élémentaires des bourguignons étaient respectés, le duc était content; s'il devait s'avérer que ces personnes aient effectivement enfreint la loi, elles méritent d'être punies mais dans le cas contraire, on ne peut rien leur reprocher et on ne doit rien leur reprocher

fatigué par ce genre de demandes qui lui prend beaucoup de temps pour pas grand chose, le beau cardinal décida de faire une pause et lut un extrait du journal du duc naldicar

le 4 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Aujourd'hui je suis parti pour Joinville. Je fais halte à Langres, en Champagne, fort joli village, très animé. J'y ai rencontré le maire, complimenté quelques damoiselles qui semblaient trop impressionnées par mes titres pour céder à mes avances et bu -d'ailleurs je suis encore en train de boire. Je devrais peut-être voyager incognito, ce serait plus aisé pour conter fleurette.

Mon ami le baron de Vannes m'a invité à sa table, c'était fort bon, ripailler en bonne compagnie fait du bien.

Ce soir je vais partir pour Joinville, j'y verrai sans doute mon grand ami le Duc Torkail et on parlera du bon vieux temps. Il paraît qu'il nous fait l'honneur de revenir sur les terres qui ont vu ses plus grands exploits après sa tentative de suicide ratée -certains l'ont même cru mort pendant un moment, mais ils ont dû déchanter bien vite. Il paraît qu'il se porte à nouveau comme un charme et j'ai hâte de le revoir, avec lui on rigole bien, il a toujours un projet loufoque en tête, comme par exemple envahir la Champagne. Si j'ai un peu de temps, je tenterai à nouveau de lui apprendre à écrire.

Avant de partir, j'ai oublié d'ordonner aux geôliers de sortir du cachot notre chambellan, le fougueux Serpan. Il va devoir y croupir jusqu'à mon retour.

P.S. La fleur, la fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, ils ont piétiné la fleur.

le beau cardinal ne comprenais toujours rien à ces post-scriptum, il songea à en parler à son amie la resplendissante callyuna, elle saura sûrement ce que cela signifie

le beau cardinal relut ensuite le billet que lui avait écrit l'adorable monoka, puis tombant de sommeil, il s'endormit la tête posée sur son bureau, un sourire aux lèvres

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:01

fatigué par la journée de travail et les sessions du conseil qui traînent en longueur (le beau cardinal ne comprend pas trop pourquoi d'ailleurs, tout lui paraît si simple à lui, quel fardeau que d'être intelligent, doué de logique et vif d'esprit ...)

le duc était content quand même, la réforme du barreau avait été acceptée et ce dernier sera bientôt fonctionnel grâce au travail du docte babun

pour se changer les idées avant de rentrer à tonnerre pour se réfugier dans les tendres caresses et les doux baisers de l'adorable monoka, le beau cardinal lut un passage du journal du duc naldicar
le 5 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Ayant voyagé toute la nuit, je suis arrivé de bonne heure à Joinville, où je me suis exclamé en entrant: A toi je me joins, ville de Joinville. Un peu honteux de ma déclaration -j'aurais pas dû boire autant en chemin- je m'assurai que personne n'avait entendu cette phrase qui fort heureusement ne fera pas date dans l'histoire de la Bourgogne.

Ayant trouvé un endroit pour mon cheval et un palefrenier pour s'en occuper, je suis ensuite allé à la recherche d'une taverne pour me désaltérer et trouver une ravissante damoiselle qui aura la gentillesse de m'offrir un gîte pour la nuit, en échange elle pourra jouir de la compagnie de son duc, quelle chance pour elle. Pour l'instant mes tentatives se sont soldées par des échecs, les jolies jeunes filles de Joinville sont toutes éperdûment amoureuses d'un rustre et fidèles. Mais je perds pas espoir, je me sais beau et charmant.

Malgré ce relatif échec, je passe de bon moments dans les tavernes, mais cela va cesser. Le fabuleux Torkail, dont je me réjouissais hier encore de sa présence à Joinville, est en fait là pour son mariage avec la mystérieuse Taft. Apprenant mon arrivée, il m'a invité aux réjouissances, moi qui déteste ce genre de mondanités... Enfin bon, espérons qu'il y aura du bon vin et de charmantes jouvencelles. Je vais tâcher d'arriver assez tard, histoire que la messe soit dite et que je puisse directement m'attabler.

P.S. La fleur, la fleur, ils ont piétiné la fleur, ils ont piétiné la fleur, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur, la fleur.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:02

au réveil, serrant dans ses bras l'adorable monoka, le beau cardinal hésita à se rendre au château pour travailler, la compagnie d'une charmante damoiselle était bien plus agréable que celle de certains conseillers ducaux qui n'ont cesse de se crêper le chignon, mais son devoir l'appelait et son amour pour la bourgogne était bien plus grand que son désir pour l'adorable monoka

en arrivant le beau cardinal lut la missive de l'auguste arnvald et comprit que lui répondre prendrait du temps, temps qu'il n'avait pas

en outre la séance avec les conseillers ducaux était plutôt mouvementée et tira en longueur, le duc n'eut donc pas le temps de faire tout ce qu'il avait prévu, retardant ainsi notamment la mise en place de la réforme du brigandage

harrassé à la fois physiquement et moralement, il décida de se plonger dans la lecture, sachant que dans son état il ne serait plus apte à faire quoi que ce soit de bon

le 6 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Aujourd'hui j'ai passé une agréable journée à Joinville, je suis allé au spectacle: la sortie de la mine, toutes ces gens avec leur mine fatiguée me redonnent du courage et mine de rien leur dévouement pour la Bourgogne m'arracherait des larmes si je n'avais pas un coeur de pierre.

Il a neigé aujourd'hui, c'était agréable de sentir ces flocons de neige sur mon visage. Je crois que l'humanité est perdue, mais est-ce vraiment grave?

P.S. La fleur, piétinée et aimée, la fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur que j'ai aimée, piétinée et aimée, la fleur, la fleur.
le beau cardinal s'était ensuite endormi sur son bureau, le livre ouvert devant lui

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:04

(message écrit par lhise)

En fin d'après-midi, Lhise avait interrogé le Duc de Bourgogne au sujet des demandes d'agrément que lui adressaient les universitaires de la Faculté de Sciences de l'Etat pour devenir Hauts Fonctionnaires.
Depuis qu'elle était rectrice, c'était le 24ème Bourguignon qu'elle voyait se faire agréer.

Le Duc Cardinal, comme à son habitude, avait répondu très rapidement à ses questions et lui avait même courtoisement proposé de lui faire visiter son bureau. Chose qu'elle avait évidemment accepté, elle espérait pouvoir plaisanter un peu avec lui et lui ôter ces marques de soucis et de fatigue qu'elle avait remarquées sur son visage.

Son travail terminé, elle rejoignit l'aile du Château où le Duc avait ses appartements et son bureau. Elle frappa à la porte mais n'obtint pas de réponse. Etonnée, elle frappa une seconde fois et tenta d'ouvrir doucement la porte. C'était plus l'inquiètude que la curiosité qui l'avait poussée à entrouvrir la porte du bureau du Duc. Dans l'entrebaîllement, elle vit le beau Cardinal, qui semblait dormir, là, sur son bureau, un livre ouvert devant lui.

Ce n'est pas comme ça qu'il va chasser la fatigue de ses traits, pensa-t-elle. Dormir dans une position si inconfortable... Monsieur le Duc devrait s'adjoindre les services d'une personne qui veillerait à ce qu'il ne s'endorme pas ainsi, la joue collée sur ses dossiers.

La pièce était froide, pas de feu dans la si belle cheminée de ce bureau... De peur qu'il prenne froid, Lhise se déplaça jusqu'au fauteuil où reposait sa houppelande et alla la lui déposer sur les épaules, puis elle ressortit sans un bruit de la pièce en se demandant de quoi pouvaient être faits les rêves d'un Duc.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:07

le beau cardinal s'était réveillé peu avant l'aube, pendant son sommeil il avait fait un rêve étrange et agréable, un ange à la peau douce et blanche, aux cheveux couleur ébène et aux yeux incroyables lui était apparu et lui avait murmuré: repose-toi tranquille beau cardinal, les jours à venir apporteront la délivrance et le bonheur, ton ami est de retour, l'ange fit un signe au duc pour lui faire comprendre qu'il était temps de dormir, ce dernier posa sa tête sur son bureau et s'endormit paisiblement

avec la venue de l'ange, une chaleur réconfortante avait envahi la pièce, avant de s'en aller l'ange avait encore pris soin de déposer sur les épaules du duc endormi la toison d'or de jason et un chaste baiser sur son front

en sortant des bras de morphée, le beau cardinal se sentait particulièrement bien, il souriait sans vraiment savoir pourquoi, remarquant sa houppelande sur ses épaules, il se souvînt de son rêve et de la mystérieuse prophétie de l'ange, sans vraiment la comprendre

regardant son bureau, il vit le journal du duc naldicar et sans même le vouloir, naturellement, il en lut un passage

le 7 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Aujourd'hui je repars pour Tonnerre après ces quelques jours à Joinville. Je m'y suis bien amusé. Surtout ce matin en entendant un manant qui avait travaillé un jour à la mine me demander de lui payer son salaire que le duché lui devait. Il apprit à ses dépends que le Duc ne paye pas lui-même les gueux qui travaillent pour lui -déjà qu'il est bien gentil de leur donner du travail- et qu'importuner ainsi un Duc n'était pas bon pour les fesses que j'eus plaisir à botter.

P.S. La fleur, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur, la fleur que j'ai aimé, ils ont piétiné la fleur.
mais quelques heures plus tard, lorsque son intendant lui apporta ses messages, il comprit ou tout dû moins cru comprendre les paroles de l'ange

le rapport de son informateur en champagne parlait d'une mystérieuse apparition, hauteclaire, l'épée du grand caedes, était réapparue alors que dans le même temps, son cheval, soleil sombre, avait disparu, en champagne des rumeurs parlaient déjà de signes annonciateurs du retour du grand caedes

le beau cardinal n'avait porté que peu de crédit à ces informations qui lui semblaient bien improbables, mais parmi son courrier se trouvait une missive dont le cachet était celui du grand caedes, l'écriture était en tout point comparable à celle du grand caedes, bien sûr il pourrait s'agir d'un faux, d'une imitation, mais le beau cardinal savait qu'imiter son écriture ou contrefaire son sceau était chose point trop dure, mais personne au monde ne saurait imiter le style majestueux du grand caedes, il était persuadé que ces lignes avaient été écrites par la main de son ami dont il était sans nouvelle depuis l'attaque de brigands dont ils avaient été victimes en champagne, attaque au cours de laquelle, bien qu'ayant mis en déroute les vils faquins, le duc de champagne, le grand caedes, avait disparu comme par enchantement

le beau cardinal en était persuadé, son ami était vivant et son retour imminent, pendant un instant il crut même que des larmes de joie perlaient le long de son visage, mais passant sa main sur sa figure, il constata qu'il n'en était rien et qu'il était toujours incapable de pleurer

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:09

après avoir assisté à l'office religieux le matin et avoir mangé en compagnie de l'adorable monoka, le beau cardinal se rendit à la salle d'armes pour sa leçon d'escrime hebdomadaire

faire du sport lui a fait grand bien, cela lui permit de chasser la fatigue mentale qu'il avait accumulée ces derniers jours

après quoi il signa le protocole qui annonçait l'entrée en vigueur de la réforme du brigandage prévue pour le 10 janvier, ce fut là un grand soulagement pour le beau cardinal à qui ce projet tenait particulièrement à coeur

avant de rentrer à tonnerre retrouver l'adorable monoka, il lut encore un extrait du journal du duc naldicar

le 8 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:
En chemin entre Joinville et Tonnerre, je fis à nouveau halte à Langres. C'est là-bas que je reçus une missive de la part de mon connétable, le vieux Chevrette. Dans sa missive celui-ci se plaignait de la lenteur des prises de décisions au conseil, du manque d'information de la part de son duc, des absences de ses collègues et bien d'autres choses, notamment du fait qu'il jalousait la grande beauté de son duc et ses succès dans l'art de la séduction. Je pris donc ma plume pour lui répondre que si au lieu de juste dire "ce projet n'est pas prêt, il faut encore régler des détails", il nous disait quels détails devaient encore être réglés, on perdrait moins de temps, surtout que lorsqu'on lui demande de quoi il parle, il ne semble pas comprendre la question et ne répond pas. Je lui dis aussi que ces remarques dans le genre: "je vois pas pourquoi je donnerais mon avis sur la question, puisque personne ne m'écoute" ne sont pas très constructives. C'est dommage en outre qu'on accepte des gens séniles au conseil, parce qu'un conseiller à moitié aveugle et presque sourd, c'est pas l'idéal. Les informations dont il se plaignait de ne pas m'avoir entendu les partager avaient été discutées lors d'une cession précédente du conseil, dommage qu'il ne s'en souvenait pas. Enfin bref, nous devons composer avec.

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, car ce sont là des histoires qui me peinent et j'aimerais, lorsque dans quelques années je relirai mon journal, n'y lire que des choses plaisantes. Comme par exemple ma rencontre d'aujourd'hui avec les ravissantes Vinedèle, Ael, Musela ou encore Datch. Charmantes damoiselles qui m'ont tenu compagnie dans les tavernes de Langres.

J'ai aussi appris aujourd'hui que mon ami le fougueux Serpan était sorti du cachot, c'est plutôt une bonne chose -il a sûrement soudoyé les gardes-, j'espère qu'il aura quand même compris la leçon.

P.S. La fleur, ils ont piétiné la fleur, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur, la fleur aimée et piétinée.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:14

le beau cardinal avait passé une bonne partie de sa journée au palais de justice, il devait témoigner dans l'affaire qui opposait la municipalité de cosne à la merveilleuse melissa

il eut la chance d'y entendre la plaidoirie de l'auguste arnvald, sorti de sa retraite spécialement pour venir se donner en spectacle en bourgogne, la représentation était grandiose, cet homme est un grand orateur et l'on comprend aisément que ses talents lui permirent de caresser pendant quelques instants le rêve de devenir pape

après l'auguste arnvald, ce fut au tour du beau cardinal de prendre la parole, bien sûr sa prestation ne fut pas aussi spectaculaire que celle de l'avocat de la défense, mais elle eut au moins le mérite d'être claire et objective, c'était d'ailleurs à son avis ce qu'on attendait de lui

après quoi il retourna à son bureau où avant de se mettre au travail il lut un extrait du journal du duc naldicar

le 9 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:

Je suis enfin de retour chez moi à Tonnerre parmi les miens. Quel plaisir! Revoir nombre de mes amis et boire des chopines avec eux était fort agréable.

Je vais pouvoir dormir à nouveau dans mon lit ... en charmante compagnie de surcroît.

J'ai décidé de planter des légumes dans ma propriété, j'y faisais l'élevage de vaches avant, mais mes absence répétées nuisaient à ce genre d'activités. Combien de fois je n'ai pas pu traire mes vaches parce que mes employés avaient cassé tous les seaux que je leur avais laissés!

P.S. La fleur, la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, la fleur que j'ai aimée, ils ont piétiné la fleur.

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MessageSujet: Re: Le journal du Duc Naldicar   Mar 30 Mai - 1:16

aujourd'hui le beau cardinal fêtait son anniversaire -enfin fêtait, c'est un bien grand mot-, il avait commencé la journée en allant se promener dans sa propriété, il pensa à l'année écoulée, à ses rencontres, ses succès, puis il pensa au reste de sa vie et tenta d'en faire le bilan, comme il le faisait chaque année le 10 janvier

n'importe qui à sa place serait heureux de constater le chemin parcouru, mais pas lui, il n'était pas n'importe qui

le vie vaut-elle la peine d'être vécue? voilà bien là la seule véritable question philosophique pour lui

il pensa longuement à la farouche satine aussi et se remémorait sans cesse ces vers d'un illustre troubadour qu'il récitait si souvent à la farouche satine:

    c'est bien la pire peine
    de ne savoir pourquoi
    sans amour et sans haine
    mon coeur a tant de peine

ces vers résumaient si bien sa vie, malgré toute la luxure, les succès, les aventures sentimentales et les quelques amitiés qu'il avait nouées, jamais il n'avait été heureux ... ni même un jour malheureux, il en était incapable ... et seule la farouche satine comprenait le beau cardinal, mais elle n'était plus à ses côtés, cette pensée ne l'attristait même pas, pauvre de lui ... et demain il continuera à faire semblant d'être heureux, et le jour d'après aussi

il neigeait légèrement, les arbres tout blancs étaient magnifiques, l'adorable monoka vînt rejoindre le duc de bourgogne, le serrant dans ses bras, elle lui dit qu'il prendrait froid à rester figer ainsi sous la neige accoudé sur le rebord d'un joli pont, elle le prît par la main et l'emmena dans le manoir du duc, un repas frugal les attendait

l'adorable monoka voyait bien dans les yeux du duc que quelque chose n'était pas comme les autres jours, il avait l'air moins heureux

ils passèrent tout l'après-midi dans la chambre du duc, mais malgré tout le plaisir que l'adorable monoka procurait au beau cardinal avec ses caresses, ses baisers, ses sourires ou encore son parfum, le beau cardinal ne semblait pas être heureux aujourd'hui, l'adorable monoka était inquiète

quand elle fut endormie, le beau cardinal pensa encore un instant à sa vie, puis lut un extrait du journal du duc naldicar, gardant serrée contre son corps l'adorable monoka

le 10 janvier 1403, le Duc Naldicar a écrit:
C'est mon anniversaire aujourd'hui, j'ai reçu la visite de nombre de pigeons voyageurs me portant des voeux tous aussi banals les uns que les autres ... et le pire dans l'histoire, c'est que maintenant devant chez moins c'est rempli de fientes de ses maudits oiseaux. J'en ai tué un et l'ai mangé pour me venger, c'est déjà ça de pris. Dommage qu'on emploie pas des chevaux pour livrer les messages, ça aurait fait un meilleur repas.

Il ne me reste plus qu'à me saoûler pour finir en beauté la journée...

P.S. La fleur, la fleur, ils ont piétinié la fleur, la fleur que j'ai aimée, la fleur, ils ont piétiné la fleur.

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